- René GIRAUDET -

René Giraudet est né à Luçon le 4 décembre 1907.
Il est ordonné prêtre le 19 décembre 1931 en la chapelle des missions étrangères
de Paris.

Il est nommé vicaire de Saint-Hilaire-de-Loulay le 5 mars 1932. Il est nommé curé de Saint-Hilaire-du-Bois le 24 janvier 1942.

Devant le refus constant des Autorités allemandes d'autoriser la création en Allemagne d'une Aumônerie officielle des travailleurs français, l'abbé Rodhain, Aumônier général des Prisonniers de guerre, avec l'accord et les encouragements d'une partie de l'Episcopat de France, lance un appel aux prêtres volontaires pour partir en Allemagne comme prêtres-ouvriers clandestins. René Giraudet voit là la réalisation possible de son rêve missionnaire et le jeudi Saint 22 avril 1943, c'est le "droguiste" Giraudet qui part pour Berlin où il est accueilli par l'"ancien", l'abbé Bousquet et les responsables du mouvement d'Action Catholique. Après l'arrestation et l'expulsion de Bousquet, il devient l'Aumônier général Mouvement. La vague d'arrestation qui déferle de février à août 1944 ne l'épargne pas. Arrêté le 12 juin, et après 4 mois de prison, il est envoyé à Sachsenhausen où il retrouve la plupart des militants arrêtés, puis à Bergen-Belsen, le "mouroir".
Ce camp, ravagé par le typhus, est libéré par les Britanniques le 15 avril 1945 - parmi les membres de la Mission Vaticane envoyée sur place, René Giraudet reconnaît un confrère vendéen, l'abbé Charles Hauret - celui-ci le fait rapatrier. Arrivé à Paris le 11 juin, il rend son âme à Dieu à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre le lendemain 12 juin. Après une poignante veillée funèbre dans la chapelle de l'Aumônerie générale, rue du Cherche-midi et des obsèques solennelles aux Invalides, présidées par le Cardinal Suhard, Archevêque de Paris, René Giraudet rentre chez lui, accueillit dans sa paroisse par tout un peuple. Les funérailles, présidées par Monseigneur Cazaux, Evêque de Luçon, sont célébrées dans son église le 18 juin suivi, le même jour, par l'inhumation dans le cimetière de Chantonnay.

La commémoration oeucuménique des témoins de la foi du XXème siècle qui a réuni, le dimanche 7 mai 2000, au pied du colisée, les différentes confessions chrétiennes autour du pape Jean Paul II n'était pas une canonisation. René Giraudet fait partie d'un groupe d'une cinquantaine de prêtres, religieux, séminaristes, scouts et jocistes victimes du nazisme dont la canonisation comme martyrs de la foi est en préparation depuis 1989.


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